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1624-2024 : Qu’est-ce qu’un événement littéraire ? La querelle des Lettres de Jean-Louis Guez de Balzac

1624-2024 : Qu’est-ce qu’un événement littéraire ? La querelle des Lettres de Jean-Louis Guez de Balzac

Colloque international, Paris, 21-22 novembre 2024

Organisation : Delphine Amstutz (Delphine.Amstutz@sorbonne-universite.fr), Mathilde Bombart (mathilde.bombart@univ-lyon2.fr) et Suzanne Duval (suzanne.duval@univ-eiffel.fr).

Envoi des propositions avant le 15 mars 2024

Que s’est-il passé en 1624 ? pour l’histoire littéraire, c’est la date de parution du premier volume d’un auteur, Jean-Louis Guez de Balzac (Angoulême, 1597-1652) appelé à une grande postérité pour à peu près deux siècles ; c’est également le début de la polémique que ce recueil, les Lettres, allait susciter, avec une trentaine de pamphlets publiés jusqu’en 1630[1]. Qu’est-ce que la « querelle des Lettres », selon l’expression consacrée par laquelle l’histoire littéraire la désigne ? Au-delà même des Lettres, quels sont l’importance et les enjeux de l'œuvre de Balzac dans son ensemble  ?

À partir du cas Balzac, cette réflexion vise à un double questionnement. D’une part, il s’agit d’interroger les opérations intellectuelles et discursives à l’œuvre dans les récits, les projections, les constructions temporelles de l’histoire littéraire : ses modes de découpage du temps et des réalités du passé ; sa manière de construire ses objets et de leur donner des contextes, souvent très parcellaires. D’autre part, il s’agit de se demander quelle est l’existence de ces scansions et de ces ruptures, dans d’autres contextes et à d’autres échelles que ceux de la seule histoire de la littérature. Par exemple, à quelle échelle et dans quels mondes sociaux les polémiques autour de Balzac existent-elles ? Pour quels acteurs sont-elles intéressantes, ou, simplement, perceptibles, en leur temps, et ensuite ? Dans quelle histoire sont-elles des faits marquants ? Après la querelle même, l'œuvre de Balzac a rapidement été érigée en modèle ou en repoussoir : quelles scansions permet-elle de marquer dans les discours contemporains ou rétrospectifs sur les belles-lettres ?

La « querelle des Lettres » en elle-même est difficile à cerner parce que la dynamique du conflit déplace les enjeux des débats et en produit de nouveaux. Balzac n’a cessé d’y revenir, d’une manière toujours oblique. Il y a plusieurs manières de « raconter » ces épisodes : récit de la lutte d’une conception ancienne de la parole publique, ancrée dans les pratiques réglées de corps politiques, contre le désordre qu’y amène une pratique nouvelle de l’éloquence (déplacée dans l’imprimé et détachée de toute fonction publique) qui valut à Balzac le surnom d’unico eloquente auprès de ses laudateurs et le sobriquet de « Narcisse » chez ses détracteurs ; récit de l’avènement de la littérature, comme rapport à l’écrit tourné vers le plaisir de la réussite esthétique, contre une vision religieuse et morale de la création ; récit encore de la victoire d’une prose française moderne, polie, claire et bien rythmée, revendiquant sa solidarité avec l’espace socio-politique de « la cour », contre les archaïsmes et les lourdeurs des styles d’un autre temps. François Ogier défend ainsi l’éloquence « sublime » de Balzac dans son Apologie (1627) et Marc Fumaroli affirme que Balzac est le « premier grand écrivain français[2] ». Célébré comme l’un des Hommes Illustres par Charles Perrault, Balzac aurait tâché, avec son premier recueil de Lettres, de « s’élever au-dessus de la noble simplicité des Anciens » : un « applaudissement incroyable », « l’empressement du public » auraient immédiatement salué « la jeune vigueur d’un grand génie » moderne[3].

Or, plusieurs de ces manières de donner du sens à « l’événement Balzac » correspondent à une vision promue à tel ou tel moment de la production ou de la réception de son œuvre par tel ou tel de leurs acteurs, en fonction de la position qu’il affirme défendre, ou en fonction d’intérêts variés. On pourra se demander comment les écrits publiés dans ces différents moments en fabriquent la conjoncture et les contextes : quel sens peut-on donner, par exemple, à la localisation du privilège du pamphlet anti-balzacien du Tombeau de l’orateur (1628) « au camp de La Rochelle » ?  

La constitution de la querelle, puis de l’œuvre de Balzac, en événement, sert de surface de projection à l’écriture de l’histoire de la littérature, et rendent compte de la construction d’un rapport interne au temps, un temps lettré, doté de catégories historiographiques et d’une historicité propre. Qu’est-ce qu’un événement littéraire ? Quelles sont ses temporalités spécifiques ? Qui en déclare l’existence ?

Il s’agira donc, à partir du cas de Balzac, de se demander quelle histoire on écrit quand on écrit l’histoire de la littérature et peut-être, d’une manière plus prospective, comment une telle histoire pourrait devenir un outil de connaissance des mondes passés.

On pourra s’intéresser par exemple aux questions suivantes :

- la querelle des Lettres et son historiographie : les temporalités de l’événement littéraire ;

- les discours de polarisation que suscite l’œuvre de Balzac ;

- pratiques et imaginaires de la langue de Balzac dans la définition et l’histoire de la langue littéraire : histoire de la langue et histoire de la littérature ;

- intersection entre l’œuvre de Balzac et d’autres débats contemporains : querelle dite « des femmes », procès de Théophile de Viau, crises politiques dans le contexte des guerres de religion et des débats sur le gallicanisme, écrits de controverse ;

- approches genrées de la querelle des Lettres et de l'œuvre de Balzac. On pourra se pencher, en particulier, sur la disqualification de Jean-Louis Guez de Balzac comme écrivain efféminé ou « estrange male[4] ». On pourra aussi se demander si, comme le suggère Janet Gurkin Altman[5], les femmes ont délibérément été exclues de la production épistolaire autorisée et publiée à partir des années 1620, et interroger la relation que Jean-Louis Guez de Balzac entretient avec les femmes de lettres de son temps (Marie de Gournay, Marie Bruneau des Loges…) ;

- logiques éditoriales sur un temps court et long : le marché éditorial des années 1620 ; la dynamique de l’imprimé et du manuscrit ; la diffusion des éditions des Lettres dans différents espaces géographiques, du xviie siècle à nos jours ; comparaison des différents exemplaires annotés des Lettres ; approches bibliophiliques. 

Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots et accompagnée d’une courte bio-bibliographie, sont à adresser avant le 15 mars 2024 à Delphine Amstutz (Delphine.Amstutz@sorbonne-universite.fr), Mathilde Bombart (mathilde.bombart@univ-lyon2.fr) et Suzanne Duval (suzanne.duval@univ-eiffel.fr).

Bibliographie indicative :

Édition de référence des Lettres (1ère édition 1624) : Jean-Louis Guez de Balzac, Les Premières Lettres, éd. H. Bibas et K.-T. Butler, STFM, Paris, Droz, 1933-1934, 2 vol. (accessibles sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1222t.image).

Amstutz, Delphine, édition et introduction de Aristippe ou de la cour (1658), Paris, STFM, 2021.

Beugnot, Bernard (éd.), Fortunes de Guez de Balzac, numéro thématique de la revue Littératures classiques, n° 33, printemps 1998.

Beugnot, Bernard et Zuber, Roger (éd.), Guez de Balzac : critique et création littéraire, numéro thématique de la revue xviie siècle, n° 168, juillet-août 1990.

Bombart, Mathilde, Guez de Balzac et la querelle des « Lettres » : écriture, polémique et critique dans la France du premier xviie siècle, Paris, H. Champion, 2007.

Duval, Suzanne, « Le style hyperbolique de Jean-Louis Guez de Balzac, ou l’autodérision dans les lettres », dans M. Charrier-Vozel (dir.), Le rire des épistoliers (xvie-xviiie siècle), Paris, Presses universitaires de Rennes, 2021, p. 209-220.

Gilby, Emma, « Where to Draw the Line? Longinus, Goulu, and Balzac's Lettres », Lias, 43-2, 2016.

Hache, Sophie, La Langue du ciel. Le sublime en France au xviie siècle, Paris, H. Champion, 2000.

Jehasse, Jean, Guez de Balzac et le génie romain, 1597-1654, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1977.

Jouhaud, Christian, Les Pouvoirs de la littérature : histoire d’un paradoxe, Paris, Gallimard, 2000, en particulier le chap. v, « Politiques de Jean-Louis Guez de Balzac », p. 321-365.

Méchoulan, Éric, Le livre avalé. De la littérature entre mémoire et culture (xvie-xviiie siècle), Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2004, en particulier le chap. v : « le don des mots : éloges du Prince de Guez de Balzac et souveraineté de la langue », p. 181-214.

Merlin-Kajman, Hélène, L’Excentricité académique : littérature, institution, société, Paris, Les Belles Lettres, 2001, en particulier p. 57-68.

Merlin-Kajman, Hélène, Public et littérature en France au xviie siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1994, en particulier p. 131-141 ; p. 142-151 ; p. 189-193.

Schapira, Nicolas, Un professionnel des lettres au xviie siècle : Valentin Conrart, une histoire sociale, Seyssel, Champ Vallon, 2003, p. 188-194.

Viala, Alain, « La genèse des formes épistolaires en français et leurs sources latines et européennes. Essai de chronologie distinctive (xvie-xviie siècles) », Revue de littérature comparée, n° 55, 1981, p. 168-183.

Watine, Marie-Albane, Yocaris, Ilias (dir.), Le Style comme événement, Cahiers de narratologie, n°35 [paru en ligne].

 

[1] Les Premières Lettres de Guez de Balzac, éd. H. Bibas et K.-T. Butler, Paris, E. Droz, 1933-1934, 2 vol., rééd., Paris, STFM, 2013. Selon les deux éditrices scientifiques « les premières lettres de Guez de Balzac ont fait date dans l’histoire littéraire ». Cependant, on ne trouve pas la date de 1624 dans la New History of French Literature (Cambridge, Harvard UP, 1998) de Denis Hollier (classée par date) (https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674615663&content=toc ).

[2] Marc Fumaroli, « Sous le signe de Protée », dans Jean Mesnard (dir.), Précis de littérature française du XVIIe siècle, Paris, PUF, 1990, p. 19-108, citation p. 88.

[3] Charles Perrault, Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle…, éd. D. J. Culpin, Tübingen, Gunther Narr, 2003, p. 185-186.

[4] La citation est extraite d’une lettre de Théophile de Viau à Balzac, datée de la fin de l’année 1625 ou du début de l’année 1626. Elle est publiée pour la première fois par Javerzac : Recueil curieux touchant l’eloquence francoise, Paris, 1628, p. 58-61. On en trouve la citation dans Frédéric Lachèvre, Le Procès de Théophile de Viau, t. 2, p. 185. Voir Mathilde Bombart, « When writers gossip : authorial reputation in the literary polemics of the French 1620s », Renaissance Studies, vol. 30, 2016/1, p. 137-151.

[5] Janet Gurkin Altman, « Espace public, espace privé : la politique de la publication de lettres sous l’Ancien régime », Revue belge de Philologie et d’Histoire, 70/3, 1992, p. 607-623, en particulier p. 619-620.

Les mazarinades et l’international — 26-28 mars 2025 — Fribourg

Les mazarinades et l’international

Organisé par le Groupe de Recherches Interdisciplinaire sur les Mazarinades (GRIM)

26-28 mars 2025



Appel à communication —Français

**English below**



Les 6 000 libelles parus sous la Fronde ont fait l’objet au cours de ces dernières années de nouvelles approches qui démontrent que les mazarinades dépassent de loin le cadre des affrontements politiques des années 1648-1653 en France ; elles nous conduisent aussi vers d’autres espaces historiques ou politiques, mobilisent des types de discours, des modes langagiers, des genres littéraires, des formes poétiques ou théâtrales, des topiques culturelles contemporaines, dans un processus à double sens : éclairant, en contexte, certains aspects de leur composition et donnant à voir leur instrumentalisation en situation polémique. L’élargissement du questionnement doit beaucoup à l’apport des humanités numériques qui a permis d’élaborer de nouveaux protocoles d’investigation de volumineux corpus. 

Raison pour laquelle, après les colloques de Paris (2015), Tokyo (2016), Rouen (2022), le regard se tourne cette fois vers la question de l’internationalité des mazarinades :

Les mazarinades, un horizon transnational – 

De nombreux travaux ont permis de formuler des observations et de susciter des interrogations sur les collections de mazarinades à l’échelle internationale. La dispersion des fonds en Europe et au-delà (notamment au Japon, en Russie et aux États-Unis) ne cesse de stimuler le questionnement sur les modalités de leur circulation. Comment s’organise leur diffusion à l’étranger ? Quels sont les milieux et les réseaux par lesquels se met en place leur circulation ? Quels échos ces textes, destinés à un public local, ont-ils pu rencontrer à l’extérieur de la France ? Comment le lectorat étranger les percevait-il ? 

Les mazarinades et l’étranger – 

On pourra également s’interroger sur la perception de l’international (actualité, étrangers, acteurs, systèmes politiques), qui se révèle au travers des mazarinades. Si celles-ci regorgent de commentaires sur les étrangers présents en France — les cas de Mazarin et d’Anne d’Autriche, protagonistes directs du conflit, sont bien documentés — qu’en est-il des autres individus ou groupes ? Comment ces derniers sont-ils représentés ? Le discours des mazarinades sur les réalités extérieures à l’espace national offre également un grand potentiel d’interrogation : comment ces textes, pourtant très ancrés dans un conflit local, saisissent-ils les événements, proches ou lointains, contemporains de la Fronde ? Quelle influence le contexte des troubles français exerce-t-il sur la narration des conflits qui se déroulent entre pays voisins ou au sein de ceux-ci  ? À l’inverse, on pourra également se demander comment la Fronde et les mazarinades sont perçues dans la presse étrangère et dans les correspondances officielles ou privées. De quelle manière les libelles publiés par centaines sont-ils identifiés, collectionnés et commentés ? Vues de l’étranger, les mazarinades sont-elles considérées comme des sources d’information crédible ? Ou bien ne sont-elles que des productions pamphlétaires appréciées pour leurs qualités littéraires ?

Mazarinades et frontières intellectuelles – 

La périodisation habituelle suggère souvent un moment de rupture autour de 1650, en se fondant sur la chronologie de la Fronde, les dates de la Révolution anglaise et la fin de la guerre de Trente Ans. À cette frontière temporelle s’en ajoutent d’autres, imposées par les concepts de l’analyse esthétique, à l’instar de celle qu’on a voulu établir entre baroque et classicisme. En outre, les séparations établies entre les disciplines et les pratiques épistémologiques bornent l’étude des mazarinades, en négligeant souvent le fait que l’objet outrepasse ces limitations. Les collaborations ayant cours depuis une quinzaine d’années impliquent surtout des spécialistes en histoire, en littérature, en linguistique et en gestion documentaire. Cet appel tente aussi d’encourager les spécialistes d’autres disciplines à enrichir l’étude des mazarinades de l’apport de leur champ d’expertise.

Le colloque se tiendra à l’Université de Fribourg (Suisse), du 26 au 28 mars 2025. Les communications pourront être présentées en français, en anglais, en allemand ou en italien.  

Les propositions de communication d’une vingtaine de lignes (titre, résumé, brève présentation bibliographique) sont à envoyer à l’adresse suivante, avant le 31 janvier 2024 : mazarinades2025@gmail.com

 

Comité organisateur :

Prof. Claude Bourqui (Dépt. Français, UNIFR, Suisse)

Prof. Claire Gantet (Dépt. Histoire, UNIFR, Suisse)

Prof. Stéphane Haffemayer (Dépt. Histoire, Univ. de Rouen, France)

Mcf Christophe Schuwey (Dépt. Ingénierie du document, Lab. HCTI, Univ. Bretagne Sud, France)

Dr Céline Graillat-Mansuy, (Dépt. Français, UNIFR, Suisse)

Virginie Cogné, doctorante (Dépt. Histoire, UQAM, Canada)

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Call for papers - English



In recent years, new scholarship about the 6,000 libels published during the Fronde have shown that the mazarinades engage with much more than the sole French political crisis of 1648-1653. These numerous and diverse pamphlets open to other historical or political spaces. They also call for a history of types of discourse, language modes, literary genres, poetic or theatrical forms, and they intervene in contemporary cultural topics in a two-way process: through the study of their composition process in context, and through their instrumentalization in polemical situations. Digital humanities have also brought new questions by enabling the investigation of voluminous corpora. Building on such findings, the conference held in Rouen in September 2022, after the one in Paris (2015) and Tokyo (2016), moved to study the international range of the mazarinades:

Mazarinades as a Transnational Phenomenon -

Many recent studies have allowed us to observe and study the mazarinade collections on an international scale anew. Collections stored in Europe and beyond (especially in Japan, Russia and the United States) fosters new inquiry about documents printed during the Fronde. How were they distributed and disseminated abroad? What circles and networks were involved? What resonance did these texts, intended for a local audience, have outside France? How did foreign readers perceive them?

Mazarinades, Foreign Spaces and Foreigners -

What perception of international matters (current events, foreigners, actors, political systems) do the mazarinades construct? Although the representation of foreigners in France are well-studied — Mazarin and Anne of Austria — what about the representation of other individuals or groups? Mazarinades’ approach to realities outside the French national space also offers great potential for interrogation: how do these texts, despite being rooted in a local conflict, account for events contemporary with the Fronde, near or far from France? What influence does the context of the French troubles exert on the narration of conflicts taking place between or within neighboring countries? Conversely, how was the Fronde perceived in the foreign press, or described in private correspondence? How were these hundreds of libels identified, collected and commented on by foreign readers? Do readers abroad consider Mazarinades a credible source of information, or are they seen as low-value, disposable libels?

Mazarinades Beyond Intellectual Boundaries -

Because of the chronology of the Fronde, the English Revolution and the end of the Thirty Years' War, scholarship tends to set 1650 as an essential turning point in historiography. In addition to this temporal boundary, other concepts, such as aesthetic distinction between Baroque era and Classical era, have assigned the Mazarinades to a specific period instead of acknowledging their importance for the whole second seventeenth century. Finally, disciplinary and epistemological boundaries also confined the study of mazarinades to specific fields, whereas the object itself calls for a multidisciplinary approach. Since collaborations over the past fifteen years have mainly involved specialists in history, literature, linguistics and document management, we very much hope this conference would bring contributions from other fields of expertise.

The conference will be held at the University of Fribourg (Switzerland), from March 26 to 28, 2025. The papers — approximately 30 minutes each — may be presented in French, English, German or Italian.

Submission of approximately 400 words (title, abstract, brief bio-bibliographical presentation)

should be sent to the following address by January 31, 2024: mazarinades2025@gmail.com.

Bibliographie/bibliography : 

Carrier, Hubert, La presse de la Fronde (1648-1653) : les mazarinades. La conquête de l’opinion, t. 1, coll. « Histoire et civilisation du livre », Genève : Droz, 1989.

—, La presse de la Fronde (1648-1653) : les mazarinades. Les hommes du livre, t. 2, coll. « Histoire et civilisation du livre », Genève : Droz, 1991.

—, Le Labyrinthe de l’État. Essais sur le débat politique en France au temps de la Fronde (1648-1653), Paris : Honoré Champion, 2004.

—, Les Muses guerrières. Les Mazarinades et la vie littéraire au milieu du XVIIème siècle, coll. « Mélanges de la bibliothèque de la Sorbonne », Paris : Klincksieck, 1996.

Deroux, Maximilien, Les mazarinades dans les collections du Ministère des Affaires Étrangères. Présentation et catalogue, coll. “Archives diplomatiques/Bibliothèque”, ed. Centre des Archives diplomatiques de la Courneuve, 2019.

Duchêne, Roger, Ronzeaud,, Pierre, La Fronde en questions. Actes du dix-huitième colloque du centre méridional de rencontres sur le XVIIème siècle. Marseille 28-29, Cassis 30-31 janvier 1988, Aix-en-Provence : Publications de l’Université de Provence (UP), 1989.

Haffemayer, Stéphane, Rebollar, Patrick, Sordet, Yann (dir.), Histoire et civilisation du livre XII : Mazarinades, nouvelles approches, Genève : Droz, 2016. 

Ichimaru, Tadako (éd.), L’Exploration des mazarinades/ マザリナード探求, Tokyo : Projet Mazarinades, 2021. 

Jouhaud, Christian, Mazarinades. La Fronde des mots, coll. « Historique », Paris : Aubier-Flammarion, [1985] 2009.

Labadie, Ernest, Nouveau supplément à la bibliographie des mazarinades, Paris : Henri Leclerc, 1904.

Lecestre, Léon, Les mazarinades : conférence faite à l’Institut Catholique de Paris le 3 mars 1913, Paris : Plon, 1913.

Moreau, Célestin, Bibliographie des mazarinades, t.1, A-F, Paris : Jules Renouard, 1850.

—, Bibliographie des mazarinades, t.2, G-Q, Paris : Jules Renouard, 1850.

—, Bibliographie des mazarinades, t.3, R-Z, Paris : Jules Renouard, 1851.

—, « Supplément à la bibliographie des mazarinades », in Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, Paris : J.Techener, 1862, p.786-829.

—, « Supplément à la bibliographie des mazarinades » in Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, Paris : Léon Techener fils, 1869. 

Socard, Émile, Supplément à la bibliographie des mazarinades, Paris : Menu, 1876.

Van der Haeghen, Philippe, « Notes biographiques sur les mazarinades », in Bulletin du bibliophile belge, Bruxelles : F.Heussner, librairie ancienne et moderne, 1859.

Walsh, James E., Mazarinades: a catalogue of the collection of 17th century civil war tracts in the Houghton Libraray Harvard University, Boston : G.K. Hall&Co, 1976.

 

La Dramaturgie du visible (1500–1800) - pour le 30 nov. 2023

La Dramaturgie du visible (1500–1800)

Scénographie, costumes et mouvement sur la scène de l’Époque moderne

Visual Dramaturgies (1500-1800).

Scenography, Costumes and Movement on Early Modern Stages

1-2-3 juillet 2024

Paris & Versailles

Centre de musique baroque de Versailles & Sorbonne Université (Théâtre Molière Sorbonne/Cellf)

Forgé par le chercheur Knut Ove Arntzen pour le théâtre post-moderne, le concept de « dramaturgie visuelle » se transpose utilement aux procédés visuels théâtraux de l’Époque moderne, période encadrée d'un côté, par l'émergence de nouvelles formes spectaculaires à la Renaissance, et par le bouleversement des réformes du XVIIIe siècle de l’autre. La peinture scénographique plaçait le public dans une atmosphère adaptée à l'intrigue, se renouvelant sans cesse par des changements à vue ; l’éclairage à la bougie pouvait renforcer l’intensité dramatique d’une scène ; les costumes permettaient quant à eux de dépeindre finement les caractères des protagonistes. En outre, le geste et le mouvement jouaient un rôle dramatique fondamental, en caractérisant les personnages, en définissant les relations qui se tissaient entre eux, en mettant en valeur leurs paroles et en colorant l’ambiance d'une scène. Loin de se réduire à une fonction d’ornement ou de simple divertissement, la danse pouvait marquer une étape indispensable de la narration et contribuer à la construction de tensions dramatiques. Ainsi, le dramaturge et le librettiste précisaient parfois des éléments visuels (décors, costumes ou attitudes) choisis plus pour leur potentiel dramatique que pour leur effet pittoresque, preuve que ceux-ci étaient considérés comme indissociables de l’écriture d’une pièce. C’est ce que Pierre Frantz a appelé avec justesse la dramaturgie du visible. Comme le suggèrent ces exemples, l’impact visuel théâtral découle de l’interaction subtile de matériaux et de corps animés, et l'étude de leur fabrication et de leurs techniques est donc essentielle à notre compréhension du théâtre du passé.

L'intérêt des chercheur.e.s pour les aspects visuels et matériels du théâtre de l’Époque moderne s'est accru au cours de la dernière décennie. En plus de l’histoire de la scénographie et de la danse, un nombre croissant de publications touchant aux costumes, à l'éclairage et à l'interprétation historique a émergé, comprenant des études plus techniques qui s'intéressent à leur production et à leur ré-activation sur la scène d’aujourd’hui (voir bibliographie ci-dessous).

Ce colloque vise à aborder ces questions de façon transdisciplinaire en réunissant chercheur.e.s et praticien.ne.s intéressé.e.s par les arts du spectacle en Occident (opéra, danse, théâtre) du XVIe au XVIIIe siècle, afin de partager leurs dernières recherches, de comparer les pratiques de différentes périodes, nations et formes théâtrales, de rechercher des convergences et peut-être même de démystifier certaines idées reçues sur ces aspects du théâtre.

Nous sollicitons des contributions, en anglais et en français, sous forme de communications avec ou sans démonstrations pratiques, qui mettent l'accent sur les aspects visuels du spectacle et leur relation à la dramaturgie et à la poétique. Les propositions peuvent aborder les sujets suivants, sans nécessairement s’y limiter :

  • Les interactions esthétiques, dramatiques et pratiques de la scénographie et de la machinerie ;
  • Les fonctions dramaturgiques, les effets poétiques et les solutions techniques de l’éclairage de scène ;
  • Les costumes, masques et les accessoires comme amplificateurs du mouvement scénique ou véhicules de l’identité des personnages ;
  • Le geste et la danse comme générateurs de sens et d'affects ;
  • La disposition des interprètes sur des scènes plus ou moins étroites, leurs placements et déplacements, pour créer des effets de foule ou des huis clos, pompeux ou intimistes ;
  • Les enjeux culturels du regard selon les époques : perception visuelle et symbolique des formes et des couleurs.

Veuillez nous transmettre un résumé de votre proposition (350 mots) ainsi qu’une courte biographie (150 mots) avant le 30 novembre 2023 sur CETTE PLATEFORME.

Organisation:

Petra Dotlačilová (Stockholm University, CESR-CMBV)
Mickaël Bouffard (Sorbonne Université/Théâtre Molière Sorbonne, CELLF)

Comité scientifique:

Renaud Bret-Vitoz (CELLF / Sorbonne Université)
Georges Forestier (CELLF / Sorbonne Université)
Rebecca Harris-Warrick (Cornell University)
Ulla Kallenbach (Bergen University)
Bénédicte Louvat (CELLF / Sorbonne Université)
Raphaël Masson (Château de Versailles)
Barbara Nestola (CMBV)
Martina Papiro (Schola Cantorum Basiliensis)
Françoise Rubellin (Université de Nantes)
Magnus Tessing Schneider (Aarhus University)
Hanna Walsdorf (Universität Basel)
Jed Wentz (Leiden University)

URL: https://cmbv.fr/fr/evenements/la-dramaturgie-du-visible-1500-1800

The term “visual dramaturgies” was coined by the scholar Knut Ove Arntzen as one of the concepts and methods of post-modern theatre. However, the visual aspect was already an integral part of theatrical narratives in the Early Modern era, from the emergence of new theatrical forms during the Renaissance to the disruptive reforms of the eighteenth century. Painted scenography put the audience in an atmosphere suitable to the plot and it changed accordingly, the candlelight could intensify the dramatic situation, and the costumes portrayed cleverly the protagonist’s nature. The movement and gestures played important dramatic roles, fashioning characters and weaving relations between them, enhancing their utterances, and setting the mood of a scene. Far from being reduced to ornament or simple entertainment, dance could be an essential part of the narrative, helping to build dramatic tension. Consequently, both playwright and librettist sometimes specified visual elements (sets, costumes or attitudes), chosen more for their dramatic potential than for their picturesque effect, proving that these elements were considered inseparable from the act of writing. This is what Pierre Frantz aptly calls the “dramaturgie du visible”. As these examples suggest, the visual effect in the theatre is always produced by subtle interplays of materials and bodies, therefore the study of their practical creation is crucial to our understanding of its history.

The interest of researchers in the visual – and material – aspects of Early modern theatre has increased in the last decade. In addition to the rather developed histories of scenography and dance, an increasing number of publications on the topic of costume, lighting and historical acting have appeared, including more technical studies interested in their production and re-production (see bibliography below).

The conference aims to support this trend from a transdisciplinary point of view and to reunite researchers and practitioners interested in Western performing arts (music theatre, dance, drama) of the period between the sixteenth and the eighteenth century in order to share the latest research, compare practices in various periods, countries and theatrical forms, search for convergences and perhaps even debunk some misconceptions about these aspects of theatre.

We invite contributions in English or in French in the form of papers with or without practical demonstrations, that focus on the visual aspects of the performance in relation to dramaturgy and poetics. The topics can include, but don’t need to be limited to the following:

  • The aesthetic, dramaturgical and practical interplays of scenography and machinery;
  • Dramatic functions, poetic effects and technical solutions of lighting on stage;
  • Costumes, masks and props as co-creators (together with author and actor) of the characters’ identity and as amplifiers of stage movements;
  • Gestures and dance as generators of meaning and affect;
  • The positioning of performers on more or less narrow stages, their placement and movements, to create crowd effects or closed-door settings, pompous or intimate;
  • The “period eye”: visual perception and symbolism of shapes and colours.

Please send your abstract submission (350 words) and a short bio (150 words) by 30 November 2023 through THIS FORM.

Contact: visualdramaturgies@gmail.com

Organisation:

Petra Dotlačilová (Stockholm University, CESR-CMBV)
Mickaël Bouffard (Sorbonne Université/Théâtre Molière Sorbonne, CELLF)

Comité scientifique

Renaud Bret-Vitoz (CELLF / Sorbonne Université)
Georges Forestier (CELLF / Sorbonne Université)
Rebecca Harris-Warrick (Cornell University)
Ulla Kallenbach (Bergen University)
Bénédicte Louvat (CELLF / Sorbonne Université)
Raphaël Masson (Château de Versailles)
Barbara Nestola (CMBV)
Martina Papiro (Schola Cantorum Basiliensis)
Françoise Rubellin (Université de Nantes)
Magnus Tessing Schneider (Aarhus University)
Hanna Walsdorf (Universität Basel)
Jed Wentz (Leiden University)

URL: https://cmbv.fr/fr/evenements/la-dramaturgie-du-visible-1500-1800

Society for Early Modern French Studies 46th Annual Conference, 24-26 June 2024, University of Exeter ‘Ways of Knowing’ « Modes de savoir »

The Society for Early Modern French Studies will hold its annual conference at the University of Exeter, 24-26 June 2024. Proposals are invited for 20-minute papers or alternative formats* on the topic of Ways of Knowing in Early Modern France.

 

This might include but is not limited to: practices of education; learned circles / communities; institutions and/of knowledge; methodologies; translation; forms and genres of knowledge; indigenous knowledge; bodily knowledge; gender and knowledge; knowledge and the self; history of disciplines; ways of not knowing or knowing imperfectly; mysticism and the occult.

 

*we welcome shorter papers of 10 minutes that relate to pedagogy or serve as a theoretical intervention or an informal workshop.

We shall offer, as usual, postgraduate facilitation bursaries from the Amy Wygant Fund. Details of this scheme will be sent separately.

Proposals for papers (250-300 words: please indicate the length / format of the paper) should be sent by 1 December 2023 to the Secretary, Emma Herdman (eh58@st-andrews.ac.uk). Please note that only current subscribing members of the Society may present a paper at the conference: http://www.semfs.org.uk/join/

Speakers are requested to provide translations from languages other than English or French. 

 

 

*      *      *      *      *       *

 

 

Le colloque annuel de la Société d’étude de la première modernité française (SEMFS) se tiendra du 24 au 26 juin 2024 à l’université d’Exeter. Thème retenu : « Modes de savoir », conçu sous toutes ses formes, par exemple : les pratiques de l’éducation ; les communautés / cercles savants ; les institutions du savoir / de la science ; les méthodologies ; la traduction ; les formes et genres du savoir ; les savoirs indigènes ; la connaissance corporelle ; le savoir et le gender ; la connaissance de soi ; l’histoire des disciplines ; les moyens de ne pas savoir ou de savoir imparfaitement ; le mysticisme et l’occulte.

 

Nous proposerons aux doctorant.e.s, selon notre habitude, des bourses de facilitation provenant du fonds Amy Wygant. Ce programme fera l’objet d’une communication ultérieure de notre part.

 

Veuillez adresser, avant le 1 décembre 2023, une proposition de communication* (250-300 mots : veuillez indiquer la longueur / le format de votre communication) à la secrétaire de la Société, Emma Herdman (eh58@st-andrews.ac.uk).  Nous vous rappelons que seuls les sociétaires à jour de leur cotisation auront le droit d’intervenir lors du colloque : http://www.semfs.org.uk/join/

 

* nous invitons des propositions soit de communications traditionnelles de 20 minutes, soit d’interventions sous formes alternatives : une communication de 10 minutes ; une intervention théorique ou pédagogique ; un atelier informel.

 

Les intervenants sont priés de fournir une traduction de toute langue autre que l’anglais ou le français.

 

Dr Adam Horsley
Lecturer in French, University of Exeter 
Deputy Senior Tutor and Transition & Inductions Officer, Department of LCVS
Web and Publicity Officer, Society for Early Modern French Studies (SEMFS)
http://humanities.exeter.ac.uk/modernlanguages/staff/ahorsley/

https://global.oup.com/academic/product/libertines-and-the-law-9780197267004?cc=gb&lang=e…;

 

Renaissance Society of America - Gendered Genealogies of Power and Authority, 1300–1700

Medieval and early modern women were no stranger to positions of power, prestige, or authority: from philosophy, religion, and medical science to politics and civil life, examples of women who gained prominence in their respective field(s) pinpoint a significant counter-narrative to the male-centric outlook that was predominant for centuries. But how did these women achieve, maintain, and justify their positions within societies that, largely, still regarded them as subaltern to men?

Some thirty years ago, the philosophy group Diotima questioned the complicated genealogies of women’s political modalities, between power and authority (Oltre l’uguaglianza. Le radici femminili dell’autorità, 1995). While power (from Lat. potestas) implies a non-consensual dominion within unequal relationships, authority (from Lat. augēre) etymologically grows out of a shared relationship that does not suppress uneven differences. This panel welcomes submissions that interrogate genealogies of power and/or authority, in which late medieval and early modern women were able to excel and distinguish themselves, by delineating strategies—rhetorical or pragmatic—that were used to account for their exceptionality. From family ties and professional connections to ideal genealogies writ large, we welcome contributions that add new perspectives to the debate on the dialectic positioning of late medieval and early modern women in their societies.

Possible topics include, but are not limited to:
gender-biased tensions in political/professional/social spaces
construction of familial vs. authoritative genealogies
counter-narratives to canon formation
scientific and medical embodiments of power/ authority
literary and rhetorical strategies of power/authority
socio-economic power and/or authority
women mystics and authoritative spaces in religious life

Proposals should include a title (max. 15 words), paper abstract (max. 200 words), 1-2 page CV indicating PhD or other terminal degree completion date (past or expected). Please send proposals to Fabio Battista (University of Alabama, fbattista@ua.edu) and Matteo Pace (Connecticut College, mpace1@conncoll.edu) by July 31, 2023. 

CFP for non-plenary sessions / Appel à propositions pour des séances non-plénières

*English version below*

 

Chères et chers collègues, 

  

L’appel à communications pour le congrès annuel de la Société d’études pluridisciplinaires du XVIIe siècle français est encore en cours ! Cette édition du congrès, présidée par Anna Rosensweig (U. of Rochester), aura lieu à l’Université de Rochester (NY) les 19-21 octobre 2023. 

 

Nous vous encourageons à soumettre une proposition pour une des séances non-plénières : 

La pédagogie

Les groupes de lecture

Les ateliers ouverts et les ateliers de recherches en cours (séances fermées au public)

 

Veuillez consulter l’appel à propositions pour une description détaillée de chaque séance non-plénière. La date limite est le 1er juin 2023.  

 

Veuillez noter la participation virtuelle à toutes les séances non-plénières—à l’exception de la pédagogie—sera possible pour des frais d’inscription réduits : $25 pour les professeur.e.s à temps plein ; $15 pour les doctorant.e.s. Ceux et celles qui veulent participer virtuellement sont vivement encouragé·e·s à soumettre une proposition. Sachez aussi que les propositions des personnes qui ne présentent pas dans une séance plénière seront privilégiées.  

 

Cordialement, 

  

Emma Gauthier-Mamaril 

Université de Montréal 

 

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Dear colleagues, 

  

The call for papers for the annual conference of the Society for Interdisciplinary French Seventeenth-Century Studies is still ongoing! This edition of the conference, chaired by Anna Rosensweig (U. of Rochester), will take place at the University of Rochester (NY) on October 19-21, 2023. 

  

We encourage you to proposal for one of this year’s non-plenary sessions: 

Pedagogy

Reading groups

Open workshops

Work-in-Progress Workshops or Working Groups (closed to the public) 

 

Please see the CFP for details on each type of session. Proposals for non-plenary sessions are due June 1. 

 

Please note that virtual participation in all these sessions—with the exception of Pedagogy—will also be possible for a significantly reduced nominal registration fee: $25 for full-time faculty; $15 for graduate students. Those who would like to participate virtually are warmly encouraged to submit a proposal. Please also note thatwhile all are welcome to submit proposals to these sessions, preference will be given to those who are not already presenting in plenary sessions. 

 

  

Sincerely, 

  

Emma Gauthier-Mamaril 

Université de Montréal 

 

SPACE IN TIME: FROM THE HEAVENS TO OUTER SPACE -- The Warburg Institute, 12-13 October 2023

*Call for Papers*

Space in Time is a forum for new work in the long and global cultural history of the space beyond Earth, from the ancient heavens to modern outer space. While space history is a vibrant field of study, extending across the humanities and social sciences, it often breaks down along familiar geographical, disciplinary, and period-based boundaries. In particular, the field’s predominant interest remains in the twentieth and twenty-first centuries, especially following what is now increasingly referred to as the First Space Age. However, while outer space undeniably gains in interest in this period, this interest is preceded and underwritten by a cross-cultural history stretching as far back as the human imagination itself, much of it yet to be written.
 
Space in Time invites work sparking new cross-disciplinary, cross-cultural, and cross-period conversations in this field, encompassing, but not limited to, perspectives in the histories of art, astronomy, cosmology, geography, literature, philosophy, religion, science and technology, and intellectual and cultural history at large. Contributions challenging traditional approaches to outer space are particularly welcome, as well as those working across one or more established domains of inquiry, and especially across the premodern/modern divide. The event is open to researchers of any disciplinary background, of any career stage, working in any regional or cultural tradition, from the ancient world to the present day.
 
Possible topics include, but are not limited to:

Shifting depictions, descriptions, and understandings of spaces(s) above and around the earth, its domains and inhabitants, in different periods and contexts: e.g. the heavenly spheres, astrological houses, the apeiron, the sensorium of God, a sphere whose circumference is nowhere, outer space, deep space, etc. What cosmological, ontological, epistemological, theological, metaphysical, aesthetic, ethical concerns have shaped representations of superlunary space? 

New directions in space history. Is it possible to write a history of outer space beyond ‘official’ histories of science? How have different senses and media informed perceptions and imaginations of outer space? How have terrestrial geopolitics, intercultural relations, and geographical imaginations shaped extra-terrestrial imaginations?

Contrasting and complementary perspectives on outer space or the superlunary regions—e.g. ‘enchanted’ / ‘disenchanted’, local / global, popular / elite, timeless / historical.

The Second / Third Space Age in historical perspective. How does a long cultural history of space inform the recent resurgence of public and private space programmes, controversial developments in space industry, space junk, and space tourism, and their complex political and cultural dynamics?

Sounds of and from outer space, from the celestial music of the heavenly spheres to the signals of early satellites’ radio beacons, radiotelescopy, and the first sound recordings from Mars.

Space, citizen science, and amateur initiatives: e.g. IGY Moonwatchers, radio amateurs, amateur astronomy, rocketry, SETI, diverse social and historical contexts of astrology, etc.

Long history of science fiction and speculative voyages beyond Earth.

Space in classical tradition / classical tradition in space. 

We stress that these topics are meant as indicative only. If you are unsure about whether your topic fits the event’s remit, please do not hesitate to be in touch with a preliminary inquiry.
 
Space in Time will be a ‘hybrid’ event, combining in-person and online participation. Limited financial support may be available for early-career presenters attending in person.
 
The event will feature a keynote lecture by Frédérique Aït-Touati (History of Science, CNRS) as well as invited presentations by Oliver Dunnett (Geography, QUB), Andrew Gregory (History and Philosophy of Science, UCL), and others TBC.
 
Please send an abstract (up to 500 words) and abbreviated CV (2 pages) to spaceintime.conference@gmail.com by 31 May 2023, with an indication of whether you wish to attend in person or online. Please direct any inquiries, including about financial support, to the same address.
 
Organizers: Vladimir Brljak (English, Warburg/Durham), Veronica della Dora (Geography, Royal Holloway), Stamatina Mastorakou (History of Science, MPIWG), and John Tresch (History of Art, Science, and Folk Practice, Warburg).
 
Event homepage: https://warburg.sas.ac.uk/events/CFP-space-in-time.

CfP: CIREM 16-18

Raconter à l'époque moderne : Le récit et ses usages XVIe-XVIIIe siècle

Le XXIIe Colloque jeunes chercheurs du CIREM 16-18, qui se tiendra les 25-26 mai 2023 à l’Université d’Ottawa, aura pour thème le récit et ses usages à la période moderne. Afin d’accueillir des chercheurs et chercheuses de divers horizons, nous avons retenu une définition large du récit comme acte de relater des évènements factuels ou fictifs.

Fidèle à la tradition du CIREM 16-18, ce colloque cherche à réunir en un même lieu différentes disciplines : histoire, littérature, philosophie, théâtre et histoire de l’art. Le thème du colloque invite précisément à des formes de décloisonnement et permet d’interroger la frontière poreuse entre ces nombreuses disciplines à l’époque moderne.

Par exemple, dans le récit littéraire se tissent des liens étroits entre philosophie et littérature. Sous l’impulsion d’une rationalité réfléchissante qui éclot dans le courant de l’humanisme, les récits fictifs connaissent une grande effervescence, ainsi que le montrent au XVIIIe siècle les contes philosophiques de Voltaire. Les écrits irrévérencieux se mettent à foisonner et on voit s’éployer un éveil nouveau à l’orientalisme et à ses infinies potentialités narratives et philosophiques. Le théâtre est aussi le lieu d’un usage renouvelé des récits bibliques que la Réforme et la Contre-Réforme convoquent à leurs fins. C’est alors que naît, au confluent de l’imitation des Anciens et des exigences de l’époque, la tragédie biblique qui jouira d’une fortune exceptionnelle jusqu’au XVIIIe siècle. Ces exemples invitent à explorer les manières par lesquelles différents acteurs et actrices se saisissent du récit et l’investissent à l’époque moderne. Certains portent, par ailleurs, à réfléchir aux stratégies de vulgarisation et de diffusion de savoirs spécialisés ou encore à la position intermédiaire que peut occuper le récit entre réalité et fiction. Tel est le cas par exemple de nombreuses formes — canards, histoires tragiques, causes célèbres — qui émergent à la croisée du droit et de la littérature.

Nous encourageons ainsi des communications portant sur le récit dans son acception plus restreinte (conte de fées, récit de voyage, récit biblique, conte philosophique, etc.), ou mettant en valeur la part de récit dans d’autres types de sources (par exemple le récit de soi dans la correspondance ou la place du récit dans une théorie picturale fondée sur l’ut pictura poesis), mais aussi sur des questions plus théoriques. À l’époque moderne, différentes possibilités d’expérimentation s’entrouvrent à la fois dans les formes que peut prendre le récit et dans les objets qui peuvent être racontés. Les modernistes se retrouvent ainsi devant des enjeux méthodologiques (comment traiter ou vérifier de telles sources ?), épistémologiques (que peut-on connaître par le récit ?), esthétiques (quelle expérience esthétique se déploie dans le récit mis en mots, en images ou en scène ?), politiques (quelles critiques peuvent se faire par le truchement du récit ; comment peut-il être utilisé comme outil politique ?) et rhétoriques (comment aide-t-il ou non à vulgariser ou à convaincre ?). Nous invitons aussi les chercheurs et chercheuses à renouveler notre compréhension du récit et à s’interroger sur son rôle au sein de leur propre démarche. Comment raconte-t-on l’histoire à l’époque moderne et comment raconter l’histoire de cette période ? Qu’est-ce que l’usage du récit apporte aux écrivain·es et aux philosophes de l’époque ou encore aux chercheurs et chercheuses contemporain·es ?

Ce colloque accueillera les communications de jeunes chercheurs et chercheuses (à la maîtrise ou au « master », au doctorat ou au postdoctorat) qui travaillent dans différents champs des sciences humaines : histoire, philosophie, littérature, théâtre, histoire de l’art, etc. Les communications, inédites et en français, ne devront pas dépasser les vingt minutes allouées à chaque participant·e. Les propositions de communication (titre et résumé de 250 mots, niveau d’études, ancrage institutionnel) doivent être envoyées au comité organisateur avant le 17 février 2023 à l’adresse suivante : cirem.jeunes.chercheurs@uottawa.ca

Les actes du colloque seront publiés dans Les Collections de la République des Lettres (Hermann, Paris).

Comité organisateur :

Maud Brunet-Fontaine

Pascale Couturier-Rose

Elena Chudzia-Conde

Béatrice Leblanc-Martineau

Anderson Magalhães

Alexis Tétreault

Comité scientifique :

Mawy Bouchard

Geneviève Boucher

Sébastien Côté

Michel Fournier

Louise Frappier

Sylvie Perrier

Mitia Rioux-Beaulne

https://cirem16-18.ca/fichier/document/Appel-a-communication-CJC-CIREM2023.pdf

CfP: 17th- C Panels at 2024 MLA (Philadelphia)

The following panels at MLA 2024 (Philadelphia, Jan. 4-7) are sponsored by the Forum on French 17thC Language, Literature, and Culture:

Indigenous Knowledge in Early Modern Writing:  How can we read for Indigenous knowledge in early modern European texts? Reading early modern writing, what do we learn and what do we fail to see about Indigenous practices, technologies and conceptualizations?  Send 250-word abstracts to Katherine Ibbett (katherine.ibbett@trinity.ox.ac.uk) by March 20, 2023.

Monuments and Rituals: Architecture (including memorials, ephemeral structures, stage sets) as it frames ceremonies, festivals, performances, etc. How is shared memory performed, authority consolidated or challenged through this relation to ritual?  Send 250-word abstracts to Jean-Vincent Blanchard (jblanch1@swarthmore.edu) by March 21, 2023.

Health, Care, and Disability in the Early Modern Francophone World: This panel explores notions of health, care, and disability in early modern Francophone spaces in various contexts and perspectives. We especially welcome papers engaging with these topics from global and/or intersectional perspectives.  Send 250-word abstracts to Tracy Rutler (trutler@psu.edu) and Alani Hicks-Bartlett (alani_hicks-bartlett@brown.edu) by March 20, 2023.

CfP/ Appel à communications : SE-17 Annual Conference (Rochester,

CALL FOR PAPERS / APPEL À COMMUNICATIONS 

42ND ANNUAL INTERNATIONAL CONFERENCE OF THE SOCIETY FOR INTERDISCIPLINARY FRENCH SEVENTEENTH-CENTURY STUDIES 

42ÈME CONGRÈS INTERNATIONAL ANNUEL DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES PLURIDISCIPLINAIRES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE FRANÇAIS

 

SE17

 

ROCHESTER, NEW YORK

19-21 OCT. 2023

 

PRESIDENT / PRÉSIDENTE

ANNA ROSENSWEIG (UNIVERSITY OF ROCHESTER)

 

PLENARY SESSIONS

Submission deadline April 15 

90-minute sessions in traditional 3-4 speaker or roundtable format

 

Please send a 250-300 word abstract in English or French for one of the following sessions to SE172023@gmail.comby April 15. 

Please include the session title in the subject line of your email (e.g. Land and Place). 

The selection committee will communicate decisions on plenary submissions by May 1.

 

1. Land and Place

In keeping with a commitment toward greater inclusion, diversity, equity, and access, as resolved by the Executive Committee in 2020, the Society’s membership votes each year on a designated session to center understudied dimensions of our field, such as race and racism, the history of enslavement and colonialism, policing and incarceration, and the histories and cultures of Native Americans and Indigenous Canadians colonized by the French, as well as of African captives whom the French brought by force to the Caribbean. This year’s designated session is “Land and Place.” As such, we are seeking proposals for this session that explicitly foreground questions and approaches including (but not limited to) cartography and race, representations of blackness, indigeneity, posthumanism, and ecocriticism. 

N.B. While “Land and Place” is this year’s designated session, proposals that take up questions of inclusion, diversity, equity, and access are by no means limited to this session, but are welcome for the other plenary session topics as well. 

2. Fakery, Dissimulation, and Imposture

3. France in/and the World: Global Approaches to Seventeenth-Century France

4. Women Philosophers

5. The Contemporary Seventeenth Century

6.  Recycling and Recomposition

 

NON-PLENARY SESSIONS

Submission deadline June 1

SE17 is a dynamic space of intellectual exchange. In recent years the Society has been experimenting with non-traditional session formats that foster a convivial, anti-hierarchical atmosphere that prizes intellectual exchange while enabling a greater number of scholars to participate in the conference. It is in that spirit that we solicit proposals for the following non-plenary sessions, some of which will be open to all conference attendees and some of which will be closed, small-group sessions during which participants can get targeted feedback on research-in-progress. 

N.B. Please note that proposals for all non-plenary sessions will be reviewed (and workshop groups finalized) following the plenary session selection process. All are welcome and encouraged to submit proposals, individually or as a group, but preference will be given to those who are not presenting in plenary sessions. 

 

I. Pedagogy

This year’s pedagogy session will be organized as a series of short, 5-minute flash presentations to privilege discussion and exchange. Speakers at various stations will present their pedagogical insights, ideas, and challenges to small groups, followed by discussion. Attendees will then circulate to another station at the designated time to hear other flash presentations. Speakers should thus be prepared to give their 5-minute flash presentation several times in a row. The goal of these flash presentations will be to spark conversation and share new ideas around teaching as an ever-evolving practice. To name just a few possibilities, a speaker might share an activity that worked well in class, an assignment that they are trying to fine tune, a new text that they have incorporated in a course, or a new pedagogical method, tool, question, or challenge. 

Those interested in giving a flash presentation should send a 250-300 word abstract in English or French to SE172023@gmail.com by June 1. Please include “Pedagogy” in the subject line of your email.

 

II. Reading Groups and Open Workshops

[Virtual participation in these groups will also be possible for a significantly reduced nominal registration fee.]

 

Reading Group sessions will center on a set of common primary or secondary readings. Participants will commit to reading chosen readings posted in advance of the conference and to attending a moderated group discussion during the conference in Rochester. These sessions will be open to all conference participants. Participants will have a chance to indicate interest in attending these sessions when registering for the conference. 

Please send any suggestions for other themes or sets of readings to SE172023@gmail.com by June 1 with “Reading Groups” in the subject line.

 

Open Workshops provide space to work together, exchange ideas, and share expertise on a chosen theme or question. We imagine they may focus on specific pedagogical projects, such as devising a syllabus or teaching a particular text, on research techniques or technologies, or on the development of professional skills such as writing a book proposal or organizing research material. These sessions will be open to all conference participants. Participants will have a chance to indicate interest in attending these sessions when registering for the conference. 

Please send your suggestions for workshop ideas to SE172023@gmail.com by June 1 with “Open Workshops” in the subject line. 

 

III. Work-in-progress Workshops (Closed Sessions)

[Virtual participation in these groups will also be possible for a significantly reduced nominal registration fee.]

 

In these sessions, small groups will read short samples of each other’s work-in-progress in advance of the conference and discuss them in person in Rochester. Work shared in these sessions might consist of book proposals, articles, book chapters. Proposals may come from individuals or groups. Individual proposals will be organized into groups by session chairs based on areas of interest, methodology, or other commonalities between the projects. Alternatively, a preexisting group of up to four people may submit a collective proposal. In this latter case, proposals should be submitted by a designated group leader who will include a list of other members. Please note that these works-in-progress workshop sessions will be open only to the members of each group.

 

Those interested in sharing work in this venue should submit a 250-300 word abstract of the project describing its topic and aims and a brief bio in English or French to SE172023@gmail.com by June 1 with “Works-in-Progress Workshops” in the subject line. 

 

Work-in-progress participants will need to submit drafts of their materials to the co-chairs by September 20, 2023. The co-chairs will distribute them among the subgroups so that each group can prepare for the workshop discussions to be held during the conference. To make workshop preparation feasible for everyone, please limit what you share to no more than 20 pages. If the piece you would like feedback on is longer (e.g.. a book chapter), you should identify a section of the work for your colleagues to focus on.

 

 

SÉANCES PLÉNIÈRES

Date limite pour les propositions le 15 avril 

Séances de 90 minutes format traditionnel de 3-4 communications ou table ronde

 

Veuillez envoyer d’ici le 15 avril au plus tard à SE172023@gmail.com un résumé de 250-300 mots en français ou en anglais, pour l’une des séances suivantes. 

Indiquez le titre de la séance dans l’objet de votre message (ex. Terres et lieux).

Le comité de sélection communiquera ses décisions concernant les séances plénières au plus tard le 1er mai.

 

1. Terres et lieux

Fidèle aux principes d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accès adopté par le Comité Exécutif en 2020, les membres de la Société votent chaque année sur une séance qui met en valeur des sujets moins étudiés dans notre domaine de recherche tels que les questions de la race et du racisme, l’histoire de l’esclavagisme et du colonialisme, la police et l’incarcération, ainsi que l’histoire et la culture des peuples autochtones colonisés par la France et celles des personnes esclavagisées africaines que la France a emmené de force aux Antilles. La séance désignée cette année a pour thème “Terres et lieux.” Nous invitons des propositions qui mettent explicitement en valeur les questions et approches liées à (mais non pas limitées à) la cartographie et la race, les représentations de la noirceur, l’indigénéité, le posthumanisme et l’écocritique.

N.B. Si “Terres et lieux” est la séance pré-désignée cette année, les propositions qui portent sur l’inclusion, la diversité, l’équité et l’accès ne doivent pas se limiter à cette séance et peuvent également faire l’objet d’autres séances plénières ou y être intégrées

2. Faux-semblants, dissimulations et impostures

3. La France et/dans le monde : Approches globales de la France du dix-septième siècle

4. Les femmes philosophes 

5. Le dix-septième siècle contemporain

6. Histoires recyclées et reformulées

 

 

SÉANCES NON-PLÉNIÈRES

Date limite pour les propositions le 1er juin

La SE17 se veut un espace d’échange intellectuel dynamique. Dans les années récentes la Société s’est ainsi engagée à mettre en place des formats de séance non-traditionnels afin d’encourager un climat convivial et non-hiérarchique qui met en valeur l’échange intellectuel et permet à un plus grand nombre de chercheurs de participer au colloque. C’est dans cet esprit que nous sollicitons des propositions pour les séances non-plénières ci-dessous. Quelques-unes seront ouvertes à toutes les personnes qui assistent au colloque et d’autres seront limitées à des petits cercles de chercheurs·euses afin de faciliter la discussion des travaux en cours.

N.B. Veuillez noter que les propositions pour ces séances non-plénières ne seront évaluées qu’après la sélection des communications pour les séances plénières. Tou·te·s sont encouragé·e·s à soumettre, individuellement ou collectivement, une proposition pour les séances non-plénières, mais les propositions des personnes qui ne présentent pas au sein d’une séance plénière seront privilégiées. 

 

I. Pédagogie

Cette année, la séance pédagogique consistera en une série de brèves présentations Flash de 5 minutes. Un certain nombre de communicant.e.s animeront des stations autour de la salle pour présenter leurs idées et défis pédagogiques en petits groupes afin d’en discuter. Les participant.e.s circuleront de station en station pour écouter plusieurs présentations Flash. Les communicant.e.s donneront donc leur présentation de 5 minutes à plusieurs reprises. L’objectif de ce format est de partager de nouvelles idées au sujet de la mise en pratique de nouvelles pédagogies. Par exemple, les communicant·e·s pourraient présenter une activité réussie, un devoir reformulé, un nouveau texte incorporé dans un cours, une nouvelle méthode, un outil, une question, ou un défi pédagogique. 

Celles et ceux qui veulent proposer une présentation Flash devraient envoyer d’ici le 1er juin à SE172023@gmail.com un résumé de 250-300 mots en français ou en anglais. Veuillez indiquer “Pédagogie” dans l’objet de votre message.

 

II. Groupes de lecture et Ateliers ouverts

[La participation virtuelle à ces séances sera également possible pour des frais d’inscription réduits.]

 

Les Groupes de lecture porteront sur un ensemble de textes sources ou critiques. Les participant.e.s s’engagent à lire les textes choisis qui seront téléchargés avant le colloque et à assister à une séance de discussion pendant le colloque à Rochester. Ces séances seront ouvertes à tou·te·s les participant.e.s du colloque. Lors de l’inscription au colloque, les participant·e·s auront la possibilité de signaler leur désir de participer à ces groupes de lecture.

Veuillez envoyer les suggestions de thèmes ou lectures d’ici le 1er juin à SE172023@gmail.com. Indiquez “Groupes de lecture” dans l’objet de votre message.

 

Les Ateliers ouverts offrent un espace pour travailler en commun, échanger des idées et partager son expertise sur un thème ou une question spécifique. Ces séances se focaliseront sur des projets pédagogiques particuliers tels que la création d’un syllabus, l’enseignement d’un texte particulier, des techniques et technologies pour nous aider dans nos recherches, ou sur le développement de compétences professionnelles telles que l’écriture d’une proposition de livre ou l’organisation des recherches. Ces séances seront ouvertes à tou·te·s les participant.e.s du colloque. Lors de l’inscription au colloque, les participant·e·s auront la possibilité de signaler leur désir de participer à ces ateliers ouverts.

Veuillez envoyer des suggestions de thèmes ou lectures d’ici le 1er juin à SE172023@gmail.com. Indiquez “Ateliers ouverts” dans l’objet de votre message. 

 

III. Ateliers de travaux en cours (séances fermées)

[La participation virtuelle à ces séances sera également possible pour des frais d’inscription réduits.]

Dans ces sessions, un petit cercle de chercheurs lit les travaux en cours des uns et des autres avant le colloque et se réunit à Rochester pour en discuter en personne. Les travaux partagés dans ces séances peuvent prendre de nombreuses formes, y compris une proposition de livre, un article en cours ou le chapitre d’un livre. Il est possible de soumettre une proposition individuelle ou collective. Les président.e.s de ces séances organiseront ensuite les ateliers selon le domaine de recherche, la méthodologie ou d’autres éléments communs des travaux en cours. Alternativement, un groupe jusqu’à un maximum de quatre personnes peut soumettre une proposition collective. Dans ce dernier cas, une personne désignée doit soumettre la proposition avec les noms des autres membres du groupe.

Celles et ceux qui veulent participer à ces ateliers de travaux en cours devront envoyer d’ici le 1 juin au plus tard à SE172023@gmail.com un résumé de 250-300 mots en français ou en anglais et une brève biobibliographie. Veuillez indiquer “Ateliers de travaux en cours” dans l’objet de votre message.

Les participant.e.s devront soumettre le 20 septembre au plus tard leur texte en cours aux président.e.s de ces sessions qui les distribueront aux sous-groupes pour que chaque groupe puisse se préparer pour les discussions qui auront lieu lors du colloque. Pour faciliter la préparation de tou·te·s, veuillez limiter votre texte à 20 pages maximum. Si le texte intégral est plus long (ex. le chapitre d’un livre), veuillez indiquer la partie sur laquelle vos collègues devraient se concentrer.