A new issue of H-France Forum has just been published. Edited by David Harrison, the issue is dedicated to Juliette Cherbuliez's interdisciplinary study of the figure of Medea, In the Wake of Medea: Neoclassical Theater and the Arts of Destruction, with review essays by Joe Harris, Isabelle Ligier-Degauque and Zoe Schweitzer, and with a response essay by Juliette Cherbuliez.
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Revue «Etudes de lettres» : 317 (2022/1-2) "Théâtre et société : réseaux de sociabilité et représentations de la société",
Édité par Valentina Ponzetto et Jennifer Ruimi
Le théâtre de société correspond à une pratique théâtrale particulière, caractérisée entre autres par l’amateurisme de ses participants. Sociabilité, partage et connivence y sont à l’honneur entre membres de groupes réunis par la passion du théâtre. Entre les scènes montées chez des particuliers et les scènes institutionnelles, entre les «petites sociétés» et la société civile, se tisse une trame complexe de réseaux sociaux, de jeux de pouvoir et de regards critiques. Que disent du monde ces théâtres de société? À quels besoins répondent-ils?
Avec pour cadre celui de l’Europe francophone du «long XVIIIe siècle», ce volume se propose de répondre à ces questions en éclairant le phénomène sous des jours variés allant de la microsociologie à l’esthétique des spectacles, avec une attention portée aux carrières féminines, aux valeurs identitaires et politiques assumées par les pièces, aux représentations de types sociaux ou encore aux mises en abyme métathéâtrales de pratiques spectaculaires.
Son but est de mettre en lumière l’importance du théâtre de société dans la formation des réseaux de sociabilité et des représentations culturelles.
Métamorphoses et mutations dans la littérature, les arts et l’histoire des idées. Espagne, France, Italie (XVIe-XVIIIe siè
EAN: 9782745357182
360 pages
Prix : 48 €
La production littéraire et artistique des XVIe-XVIIe siècles a souligné une commune « fascination pour le transitoire et le protéiforme », à contre-courant de l’idéal d’harmonie et de permanence des formes, effets d’un monde en bouleversement, marqué par l’éphémère et l’indéterminé.
Dans l’espace culturel extrêmement relié que configuraient alors l’Espagne, l’Italie et la France, le concept de métamorphose, élargi à celui de mutation, s’est imposé en de multiples formulations.
Au-delà de la référence au texte fondateur des Métamorphoses d’Ovide et de son puissant imaginaire mythologique, sont abordées dans cet ouvrage les représentations littéraires et plastiques, érudites et « populaires », de la transformation de l’être humain en animal ou en élément naturel, et inversement.
Les œuvres phares de Dante, du Tasse, de Cervantès, de Rabelais… ainsi qu’une multiplicité de textes moins connus, dans les domaines de la prose de fiction, de la poésie et du théâtre, s’offrent à des études de cas de métamorphoses, prétextes à des réflexions implicites sur l’instabilité du monde, sur l’inachèvement et l’inaccompli, sur le temps et la mort.
D’un pays à l’autre, d’une forme à l’autre, d’une structure à l’autre, l’époque varie ainsi les perspectives à l’infini, en un jeu de miroirs parfois déformant, porteur à la fois d’illusions et de révélations.
Les auteurs :
Nathalie Peyrebonne et Pierre Civil sont spécialistes du Siècle d’Or espagnol et enseignent à l’Université Sorbonne Nouvelle.
Encarnación Sánchez García et Roberto Mondola sont professeurs de langue et culture de l’Espagne classique et contemporaine à l’Università degli Studi di Napoli L’Orientale.
EAN: 9782343246772
188 pages
Prix : 25 EUR
Actes de la journée d'étude virtuelle du 31 juillet 2021
Le libertinage doré : la culture matérielle de l'inclination au XVIIe siècle
KATHRYN A. HOFFMANN
L’Avare de Molière : richesse et ascension sociale face au libertinage
ALICE BROWN
L’argent du libertinage dans les Mémoires de Brienne le Jeune
CLAIRE QUAGLIA
Finance, fraude, libertinage : mythe et histoire dans Le paysan parvenu et Manon Lescaut
JULIA LUISA ABRAMSON
Manon des ressources ? Le roman de Prévost comme livre de raison
ERIC TURCAT
Margot la ravaudeuse ou la réussite d’une fille du monde
DENIS D. GRÉLÉ
Zola ou le libertinage des Rougon sous le Second Empire
ENCARNACIÓN MEDINA ARJONA
Le thème de l’argent chez Léon Bloy. Un sujet socialiste ?
GIOVANNI DOTOLI
EAN: 9784909411174
193 pages
Prix : 9,99 €
L'exploration des mazarinades / マザリナード探求 [Mazarinādo tankyū] est l'édition bilingue (japonais-français) des actes du colloque éponyme de Tokyo (nov. 2016), procurée par Tadako Ichimaru, traduction en japonais de Yuko Nakatsumi, et supervision des textes en français effectuée par Patrick Rebollar. La première moitié du livre rassemble les textes traduits en japonais, la seconde les originaux en français.
Maintenant disponible en deux éditions numériques (Kindle Epub) : l'une dite "fixe" (フィックス版) reproduit le livre physique pour une expérience de lecture classique, l’autre dite « reflow » (リフロー版) propose une expérience de lecture adaptée au type d’appareil et aux choix de l’utilisateur, permettant également d’utiliser les liens hypertextes contenus dans le livre. L'ensemble est suivi d'illustrations de l'exposition de la collection des mazarinades de l'Université de Tokyo au Musée Komaba (automne 2016).
L’édition originale de décembre 2021 est constituée de 100 exemplaires couleur sur papier glacé, format 21 × 29,7 cm, avec illustrations, non disponible en librairie. Dans leur version originale française, ces textes étaient déjà disponibles en ligne sur ce site depuis 2017 (voir la page "édition" du Projet Mazarinades).
Sommaire des articles en français :
« Le mot du bibliothécaire », par Yann SORDET (dir. Bibliothèque Mazarine)
« Au lecteur », par Patrick REBOLLAR (Université Nanzan, Nagoya)
« Les mazarinades et leur étude aujourd’hui : la place du Japon », par Tadako ICHIMARU (Université Gakushuin, Tokyo)
« Sérendipité des millions dans le corpus du Projet Mazarinades », par Patrick REBOLLAR (Université Nanzan, Nagoya)
« Sur quelques dérivés du nom Mazarin », par Takeshi MATSUMURA (Université de Tokyo)
« Mazarinades et presse périodique à l’époque de la Fronde : pour une réévaluation », par Jean-Dominique MELLOT (Conservateur général à la Bibliothèque nationale de France, service de l’Inventaire rétrospectif)
« Le langage de l’information dans les libelles du Projet Mazarinades », par Stéphane HAFFEMAYER (Université de Caen)
« Gondi, le cardinal de Retz, le coadjuteur ou le Mazarin corinthien : de quelques représentations d’un acteur de la Fronde », par Myriam TSIMBIDY (Université de Bordeaux Montaigne)
« Exploration des emplois du mot « société » dans les mazarinades. Affleurement d’un nouveau nom du tout politique ? », par Morvan PERRONCEL (Université Chūkyō, Nagoya)
« Un topos à revisiter dans les mazarinades : la question des régimes politiques », par Éric AVOCAT (Université d’Osaka)
« Passages de la violence dans le corpus du Projet Mazarinades », Melaine FOLLIARD (Aix-Marseille Université)
On sera sans doute déçu si l'on cherche au XVIIe siècle les prémisses d’une éthique animale. Les « bêtes brutes », comme on les appelle alors, sont exclues de la sphère des obligations, et pas seulement par quelques cartésiens mécanistes. De nombreux auteurs soutiennent que les bêtes sentent, ou qu’elles ont une âme qui n’est pas trop différente de la nôtre, ou encore qu’elles sont dotées de raison, les prenant parfois même comme point de comparaison afin de rabaisser l’orgueil humain. Nombreux sont ceux qui s’indignent de la cruauté à leur égard, et d’autres vont jusqu’à leur reconnaître des droits. La diversité des positions, des représentations et des arguments coïncide donc assez rarement avec les accusations adressées de nos jours à l’âge classique. Tous ne sont pas cartésiens, et la « théorie » de l’animal-machine est peut-être un petit peu plus que l’effet d’un préjugé. Aucun pourtant n’envisage de lien éthique, moral ou juridique avec les bêtes. Paradoxalement, les plus affranchis de tout anthropocentrisme leur accordent des droits, mais affirment le plus radicalement l’absence de lien éthique avec les bêtes. Lire ces œuvres d’un autre âge à l’aune d’une question qu’elles ne pouvaient pas formuler permet d’inquiéter les évidences qui sont les nôtres, et d’y trouver des ressources pour poser et résoudre des problèmes qui n’étaient pas les leurs.
EAN: 9791036204920
308 pages
Prix : 29€
Version électronique disponible sur EBooks
C’est enfermer Rabelais que de le réduire aux conventions littéraires. Son ironie exige un terrain plus radical pour exercer ses pouvoirs. Le Maître de la moquerie ne pouvait s’acharner sur les promesses, les vices et les malentendus de la Renaissance sans réveiller des sources plus profondes. Les fameux géants y jouent un rôle de fondation, à condition d’y mêler les textes bibliques et folkloriques qu’ils sollicitent. Le platonisme y est sans cesse convoqué, mais sans se réduire à une orthodoxie néo-platonicienne. L’égyptomanie, la culture des ruines, la philologie homérique, les lois de la souveraineté, les principes même de l’économie et de la production modernes, le grand ronflement de l’obscénité — tout est prétexte à question dans l’encyclopédie pantagruélique. De là à dire que Rabelais, sous ses joyeusetés et autres balivernes, détient une science cachée et abrite un secret enfoui comme l’or, il n’y a qu’un pas. Ce pas, les auteurs ici rassemblés ne le franchissent pas. C’est ce qui donne à leur enquête toute sa fraîcheur, toute sa retenue et sa capacité à se confronter à l’énigme. Philosophie de Rabelais ? Oui, à condition que par philosophie on entende l’art d’interroger le sphinx.
BRUNO PINCHARD et YOANN DUMEL-VAILLOT, ni maître ni élève, sont deux laborantins pour un même athanor : ils travaillent sur Rabelais en fidélité avec l’idée d’une réformation des hommes en « liberté totalle ». Les études qui forment ce recueil, dont les auteurs comptent parmi les meilleurs spécialistes actuels de l’œuvre pantagruélique, relèvent d’une telle démarche.
EAN: 9782841749836
200 pages
Prix : 21 EUR
Guillaume Postel, à la fois marginal et omniprésent au XVIe siècle, est une figure dont l’illuminisme, contagieux pour les chercheurs même, a suscité de nombreux travaux. En se fondant sur la lecture des textes et en sondant son influence effective, cet ouvrage se propose pour but une réévaluation du personnage et de sa pensée. On découvrira sous un nouveau jour le partisan d’une concorde qui n’est pas tout à fait la nôtre, l’apôtre d’une restitutio replacée dans son contexte, l’orientaliste sans scrupules, l’élève exemplaire dans l’apprentissage de l’arabe, le « lecteur royal de mathématiques », avide d’horizons lointains – le prophète sincère jetant parfois la poudre aux yeux.
SOMMAIRE
Frank Lestringant, Guillaume Postel depuis quarante ans (1981-2021)
Première partie
Raisons de la concorde
Olivier Millet, La notion de restitutio chez Postel
Tristan Vigliano, La beauté du problème de plan dans le De orbis terrae concordia
Deuxième partie
Postel et les langues
Marie-Luce Demonet, Guillaume Postel et Teseo Ambrogio, collectionneurs de langues
Émilie Picherot, Postel arabisant ? Sur trois de ses manuscrits arabes conservés à Berlin
Troisième partie
Mesurer une influence
Isabelle Pantin, Postel lecteur royal en mathématiques (?)
Rosanna Gorris, Méandres vénitiens : Guillaume Postel et ses réseaux entre Venise et Padoue
Quatrième partie
Postel et les Turcs
Émilie Le Borgne, Réflexions sur les langues dans les Histoires orientales
Frédéric Tinguely, Le temps du jugement dans La République des Turcs
Cinquième partie
Autres lointains
Marie-Christine Gomez-Géraud, « Du Giapan » : une pièce du puzzle postellien
Vincent Masse, L’Atlandie aquilonaire de Guillaume Postel, ou conjectures de voyages vers un Canada apocalyptique
Sixième partie
Religion postellienne
Paul-Victor Desarbres, Remarques pour l’étude des Commentarii in Apocalypsim
Katherine Stratton, L’itinéraire des Rois Mages à travers les écrits de Guillaume Postel : 1552, 1568, 1580
Frank Lestringant, Conclusions. Guillaume Postel aujourd’hui
Index des noms
Index des écrits de Guillaume Postel
EAN: 9791023107258
310 pages
Prix : 25€
Date de publication : 06 Avril 2022
Ce second volume est consacré au domaine des arts.
Les rapports entre le cardinal et l'architecture sont envisagés au travers de la genèse du collège des Quatre Nations et celle du palais Mancini à Rome. Il est ensuite question des agents du cardinal à Rome, l’abbé Elpidio Benedetti et Plautilla Bricci, une femme artiste. Puis sont abordés les rapports entre art et diplomatie avec l’échange des portraits entre les cours de France et de Modène, le mécénat de Laura Martinozzi d’Este, la symbolique du pouvoir et plus particulièrement la mise en scène du «couple» Anne d’Autriche et Mazarin, dans un but de propagande commune, l’histoire du collectionnisme contemporain (notamment la collection du cavalier Gualdi) et celle des grandes migrations d’œuvres d’art et de leurs incidences à l’échelle européenne (la dispersion des collections de Gonzague de Mantoue). Les questions de l’impact des missions romaines de Paul de Chantelou, de l’évocation du ballet contemporain à l’époque de Mazarin et enfin de la postérité des collections cardinalices au lendemain de la mort de Mazarin en 1661 viennent clore le volume.
Avec sa matière riche et variée, ce volume s’adresse tout autant aux historiens de l’art qu’aux historiens et aux musicologues.
Éditeur Presses universitaires de Rouen et du Havre
Support Livre broché
Nb de pages 442 p. Bibliographie . Notes .
ISBN-13 9791024016092
Plus d'informations ici.
À paraître le 14 mai
Volume publié sous la direction de Roger Guichemerre. Avec la collaboration de Claude Abraham, Jean-Pierre Chauveau, Daniela Dalla Valle, Nicole Mallet et Jacques Morel.
Texte au programme de l'agrégation 2023
(même pagination que l'édition prescrite)
Tristan L’Hermite, que ses tragédies ont rendu célèbre au XVIIe siècle, est l’un des premiers dramaturges à restaurer le genre, avec le succès de La Mariane en 1636. Ses cinq tragédies, sur des sujets historiques, puisent aux trois grandes sources d’inspiration de la tragédie française. L’inspiration romaine est représentée par La Mort de Sénèque, évocation d’une conspiration avortée contre Néron, où se détache la figure émouvante du philosophe stoïcien ; et par La Mort de Chrispe, drame de l’épouse de Constantin, éprise de son beau-fils et provoquant sa mort, nouvelle Phèdre plus jalouse qu’incestueuse. À l’inspiration biblique se rattache La Mariane, où l’intérêt se porte moins sur la pathétique jeune femme que sur son époux, Hérode, tyran cruel et jaloux, mais épris de celle dont la mort le plongera dans la folie. L’inspiration orientale nous vaudra Panthée, pièce méconnue, où l’intérêt se partage entre le destin tragique de l’héroïne, qui cause la perte d’un époux aimé en le ralliant à Cyrus, et l’amour sans espoir d’Araspe, qui se suicide en apprenant sa mort ; et Osman, sujet moderne, qui représente la fin héroïque du sultan, victime des janissaires révoltés, animés par la fille du muphti, qui se venge ainsi de ses dédains, mais ne lui survit pas.
Ces cinq tragédies illustrent des thèmes chers à Tristan : l’impuissance de l’homme face à un destin aveugle, le pessimisme tempéré parfois par une espérance chrétienne (Mariane, Sénèque, Constantin) ; et la solitude de l’individu tragiquement incompris par les autres (Hérode, Araspe, Fauste, la fille du muphti).
Cette édition est due à Roger Guichemerre, professeur émérite à la Sorbonne, ainsi qu’à Claude Abraham, professeur honoraire des universités américaines ; Jean-Pierre Chauveau, maître de conférences honoraire à l’Université de Nantes ; Daniella Dalla Valle, professeur à l’Université de Turin ; Nicole Mallet, professeur honoraire à l’Université d’Alberta (Canada) ; et Jacques Morel, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle.
Plus d'informations ici.
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